
mon sourire veut tout dire
Mathilde,
j’suis charmée chanmé
Je ne pensais plus pouvoir tomber sous le charme de
quelqu’un, puis tu m’as souri.
Je n’ai jamais été aussi bien dans les bras d’une fille.
Mathilde, merci.
Tu m’as fait redécouvrir l’amour, le temps d’un éclair, comme “pour toujours”.
ma main mutilée coupée blessée me fait mal / vendredi 30 juin au soir, des morceaux de verre me coupent toute la main / les pompiers et les urgences / des bandages, provisoires puis définitifs / et toujours la douleur qui m’arrache des larmes
rencontrée en février je ne t’avais pas remarquée tu sais je ne te voyais pas j’avais la tête et le coeur ailleurs j’étais occupée à regretter mes amours passés, j’étais occupée à aimer d’autres filles de passage. on s’était vues à la taverne un soir après le théâtre avec N, R et L. je crois bien qu’à l’époque j’étais aveugle. puis un soir nous avons parlé, toujours à la taverne, attablées avec M D K M E et d’autres, je ne me souviens que de toi. nous étions entourées de monde mais seules au monde. et puis on parlait on parlait tu sais on se racontait des choses complètement bêtes et d’autres bien plus sérieuses. je me souviens de K qui t’a trouvé très jolie. je disais que oui avec une petite voix et sans grande assurance. je te regardais pour la première fois. j’ouvrais mes paupières et j’étais cette fois-ci aveuglée par tes charmes. cependant ma tête et mon coeur étaient ailleurs et je ne pensais pas qu'une relation était possible dans le sens où cela ne m’a pas traversé l’esprit. on se voyait à l’atelier théâtre tous les jours puis toutes les semaines. on se cherchait on se taquinait et on s’embêtait gentiment. puis ta main dans mes cheveux. puis ta main dans la mienne. notre rapprochement pendant Seuls de mouawad, notre lente proximité. j’ai commencé à ressentir une attraction envers toi. j’ai réalisé ta beauté, j’ai davantage ouvert les yeux. je ne te dis toujours pas tout, parce que j’ai peur que cette passion se cristallise. je m’amuse toujours avec d’autres filles, parfois certains boys, parce que j’ai peur de t’aimer. j’ai peur, L. mais nos nuits éveillées, passées à s’aimer, avec fip ou france inter dans les oreilles, contre le froid de l’aube, ces nuits là sont d’une douceur exceptionnelle.
je suis triste de partir à avignon et de ne pas y retrouver tes bras, tes caresses, ton corps et ta peau. nos appels ne remplacent pas les mots que tu me chuchotes à l’oreille.
je voudrais que tu me parles des arts déco toute la vie s’il le fallait, je voudrais que tu me parles de ton art, de tes faiblesses, de tes rêves, de tes peurs, de tes joies et de tes peines. je pourrais les écouter toute ma vie.
maintenant je te surprends à avoir peur que mon coeur s’adonne à d’autres filles et je me surprends à penser à toi de plus en plus fréquemment.
c’est si doux - merci.
L, si tu savais, si seulement tu savais à quel point tu ensoleilles mes nuits.
si tu savais, L, l’effet qu’tu m’fais - t’es terrible.
tu me fais pousser des L.
(mon chaton)
j’aurai voulu être un matelot
un beau matelot sur un beau bateau
traverser les tempêtes de jour comme de nuit
devenir capitaine et affronter la pluie
affronter mes peurs embrasser la solitude
noyer mes pleurs en compagnie d’un bateau ivre
rencontrer l’arctique saluer les bermudes
affronter les abîmes et rejoindre l’autre rive
j’ai rêvé d’être ton matelot
ton beau matelot ton roméo
prendre le large de tes yeux
et me perdre dans les flots de tes cheveux
j’ai voulu être ton matelot
mais ma barque chétive a pris l’eau
emportant dans de sombres abysses
ma bravoure, mon audace et mes sacrifices
mais mon amour pour toi
mon amour, demeure immaculé
je me ferai calife, empereur ou roi
pour te l’offrir, s’il le fallait
j’aurai voulu être un calife
un beau calife depuis son beau palais
un palais terne, inexpressif
face à la splendeur de tes traits
juste des images qui me traversent des flashs qui me terrifient juste la peur au ventre la honte au corps et les larmes aux joues un corps meurtri et une haine une haine une haine démesurée
It fills my head up and gets louder and louder
encore un ////////// “suel” prénom d’emprunt il m’a volé mon corps et je ne sais pas comment m’en remettre
je veux vomir mon corps crâne
AGRESSION RUE NUIT SAMU
fatiguée de supporter ce corps meurtri sali
dans cette constante tourmente, entre les médicaments et la mélancolie s’est coincé un peu d’apaisement
je me surprends parfois à ne plus être animée par la même douleur, notamment au sujet du passé
c’est un détail, mais c’est un doux détail à vivre
Nahidarevientversmoi,dansmesbras.
Lesouvenirdenotreamourressurgitetjeregrettedelavoirdélaissée

my lover
miles davis / bowie dans les oreilles et au coeur
dans ses draps / entre ses bras
mon drôle d'amant
comme un aimant
finalement
m'apprivoisa
le suicide comme la seule solution
au théâtre voir Seuls elle à côté de moi et moi à côté d'elle sa voix dans mon oreille et mes réponses noyées dans ses cheveux de jais et sa main qui cherche mon bras et sa main qui trouve la mienne et les hirondelles dans mon corps et nos doigts qui s'entrelacent et sa présence et sa douceur et jamais jamais l'alchimie des peaux n'a été aussi puissante et la pièce si violente et sa présence rassurante et ses doigts qui parcouraient mon bras et la paume de ma main je crois qu'elle L elle m'a donné des hirondelles